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La réglementation des prélèvements d’organes sur une personne décédée

On n’effectue pas un prélèvement d’organes sans répondre à des conditions strictes que ce soit en terme éthique ou médical.

Les prélèvements d’organes sur une personne décédée ne peuvent être réalisés que dans un but thérapeutique ou scientifique. Ces actes doivent être gratuits. Légalement, il est interdit de faire commerce d’organes humains.
De plus, ces dons se font dans l’anonymat. Ainsi, le donneur ne peut connaître le receveur, et inversement pour la famille du donneur. Cette dernière aura cependant la possibilité de connaître le résultat de la greffe réalisée avec les organes prélevés du défunt.

Dans la loi française, toute personne décédée est considérée comme consentante au don de ses organes. Cependant, il est impératif effectué des recherches sur les dernières volontés du défunt concernant le prélèvement d’organes après sa mort.   Effectivement, on vérifiera que ce dernier ne soit pas enregistré au registre national des refus.  Si cela n’est pas le cas, on interrogera les proches afin de connaître la position du défunt sur le don d’organes.
Si la personne décédée est mineure ou majeure sous tutelle, il faudra obtenir l’autorisation des personnes usant de l’autorité parentale ou de tutelle par écrit.
Si vous voulez qu’à votre décès certains de vos organes soient prélevés, il vous suffit pour cela d’avoir la carte de donneur d’organes. Cette dernière doit être avec vos papiers d’identité.
Si vous êtes contre le don d’organes, vous pouvez de votre vivant la possibilité de vous inscrire au registre de refus.

Comment se déroule une procédure de prélèvement d’organes ?
Dans un premier temps, il faut que la mort du donneur soit médicalement constatée par deux médecins. Ces derniers ne doivent en aucun cas appartenir aux équipes en charge d’effectuer des greffes. Pour attester de la mort du donneur, 3 observations cliniques seront opérées.
La première concerne l’absence totale de conscience et de mouvements. La deuxième constatation mettra en évidence la disparition totale des réflexes du tronc cérébral. La dernière observation concerne l’absence de respiration spontanée. Le constat de mort sera confirmé via la réalisation d’encéphalogramme à plusieurs heures d’intervalle.
Lorsque le donneur sera constaté mort, le corps du donneur sera maintenu artificiellement en vie. Diverses analyses biologiques seront alors réalisées afin d’identifier la compatibilité du donneur vis-à-vis des receveurs en attente de greffe.
Une fois la procédure entamée, cette dernière peut être interrompue pour diverses raisons entre autres pour des raisons médicales. Effectivement, si la coordination hospitalière responsable de la greffe observe une dégradation des organes du donneur, cette dernière peut interrompre la procédure. De plus, cette procédure peut également être interrompue, si on prend connaissance d’un indice concernant la position du défunt sur le don d’organes.

Au terme de la procédure, les médecins doivent s’assurer que le corps de la personne défunte soit restauré le mieux possible et restitué à la famille. Si ce fait n’est pas respecté, la famille peut avoir recours à la justice.

Tous les frais d’examen et de prélèvements sont pris en charge par un établissement réalisant la greffe.

 

 
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